Mercredi 25 avril 2007

Année : 2003

Acteurs : Alain Hocine, Ambre Boukebza, Salah Teskouk & Lucie Jeann 

Réalisateur : Juan Solanas

Scénario : Juan Solanas

Musique : Vincent Artaud

M. Phelps doit s´acheter une tête afin de plaire à la jeune femme qu´il a invitée au bal. Il parcourt donc les rues de la ville en quête d´une boutique de têtes, et doit alors se decider pour un modèle. Le film de Juan Solanas a reçu depuis son prix au festival de Cannes 2003 un accueil critique très chaleureux (dont le prix national de la meilleure création sonore au festival de Clermont-Ferrand 2004) et a bénéficié d´honneurs auxquels aucun courtmétrage n´avait pu prétendre jusque-là. Il faut donc d´abord se féliciter qu´enfin un film court (18 minutes) puisse jouer dans la cour des longs et ne serve pas seulement de bouche-trou.

Après sa récompense cannoise, L´HOMME SANS TÊTE a été programmé au cinéma MK2 Bibliothèque durant le mois de décembre 2003 en programme isolé, ce qui était déjà une prise de risque et une preuve de confiance en la forme courte. Mais c´est encore plus courageusement qu´ensuite MK2 édite ce film en DVD et non pas en tant que tête de proue d´une compilation de courts métrages mais bien en tant que seul programme du disque. Une édition soignée, pour un court-métrage, avec ses propres bonus, c´est à notre connaissance une première. Seuls LA JETÉE (et encore en duo avec un autre film du meme réalisateur) et NUIT ET BROUILLARD avaient leur proper édition DVD (chez Arte video).

Le film, qui a nécessité quatre ans de travail, souffre à son commencement du point commun avec SLEEPY HOLLOW, ce qui ne lui permet pas d´obtenir les subventions du CNC (voir l´article dans Bref n°59) : ce contre-temps, dont il n´est pas fait écho dans le documentaire consacré au film (on comprend pourquoi), n´entrave pas vraiment la (lente) progression de la production, et le film réussit à aboutir : sa carrière commence alors par une moisson de prix en tous genres (du prix du jury à Cannes, à Imagina, grands prix à Rome, Taiwan…), carrière qui trouve un aboutissement impensable avec ce DVD. La jaquette du disque joue d´ailleurs sur le côté premier de la classe en ornant l´illustration de deux palmes gigantesques (reprises sur la tranche, tant qu´à faire…).

Variation autour du thème de l´homme invisible, le film est en fait une comédie légère, teintée de nostalgie et de mélancolie, très proche d´Amélie Poulain et du monde en teintes ocre-jaune de Jean-Pierre Jeunet ( LA CITÉ DES ENFANTS PERDUS). Mais de cette fable sur le mal-être dans une société du paraître (un argument très primaire en somme) on retiendra surtout les magnifiques décors, naturels si l´on peut dire, puisque les extérieurs, filmés sur les docks de Marseille, ont tous subi, comme tous les plans du film, un traitement par effets spéciaux très lourd. Les images s´en ressentent presque jusqu'à la nausée ; reste une vision futuriste de la ville, monde du faux semblant, dans laquelle errent les personnages soit sans tête, soit possédant une identité fabriquée, pas si éloignés de quelques roles secondaires de l´univers de Lynch (les deux jumelles sortant du magasin, par exemple).

Les intérieurs tournés en studio, dans une vieille usine de Montreuil aménagée pour l´occasion, ont eux aussi connu un traitement imposant en infographie et effets visuels, pour arriver à ce monde ancré dans un quotidien familier nostalgique : le téléphone à cadran, les photos jaunies telles des miroirs de ce que voudrait être le film, et le personage principal, décalé, qui tend vers le personnage de comédie hollywoodienne ou vers un Charlot coloré sans jamais parvenir à avaler l´écart infranchissable qui le sépare de ces modèles. La scène de danse de la séquence d´ouverture, véritable morceau de bravoure du film de plus de deux minutes tourne d´ailleurs à l´étalage indigeste d´images merveilleusement peaufinées, sans réussir toutefois à obtenir l´adhésion du spectateur. Certes, c´est beau, mais il ne faut pas trop insister… Ces longueurs ne cachent d´ailleurs pas la platitude du scénario, qui aurait bien gagné à un peu plus de concision, et d´efficacité.

A ce propos, il est encore regrettable que ce court métrage, qui a été tant remarqué ne fonde son scénario que sur le principe de la chute finale, qui fait passer les films courts pour des bons mots ou des blagues Carambar.

Le film reçoit avec ce DVD un véritable écrin quant à la qualité technique. L´image est dans un format 2.35:1 respectant le format cinéma initial. Les couleurs sont resplendissantes et les images d´une netteté impressionnante dans le détail. Le son, en Dolby Digital 5.1, est aussi extrêmement net. Le film n´est bien sûr proposé qu´en version française (originale) mais, raffinement suprême, il est sous-titré en anglais et en espagnol! En revanche, l´éditeur s´est contenté d´un transfert en 4/3, au grand dam des possesseurs d´écrans 16/9ème. Les menus sont dans l´ambiance du film, depuis les écrans des sponsors en teintes ocre-jaune jusqu´aux menus animés.

Même en ce qui concerne les suppléments, l´édition est quasi-irréprochable : le documentaire (Making Of) est pour une fois assez intéressant puisqu´il reprend étape par étape la création du film. C´est donc tout le processus de création, puis l´économie du court métrage qui est présentée durant une heure et quart, avec quelques passages passionnants concernant le travail numérique en infographie.

C´est malheureusement le seul bonus, mais il est de taille. L´éditeur a cru bon de le compléter par un bonus cache n´apportant rien du tout, sinon quelques images de la remise des Césars 2004 et les remerciements de Juan Solanas et de son producteur.

L´initiative prise par MK2 d´éditer un DVD pour un courtmétrage, ait-il rencontré le succès, est à encourager, surtout que le disque est vendu à un prix très attractif. L´édition est de plus très soignée, avec un supplément conséquent et une definition de l´image et du son impeccable. Expérience à renouveler le plus rapidement possible.

Jérôme Peyrelhttp://www.devildead.com

Par Elsa - Publié dans : France
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Mardi 24 avril 2007

Avant de ce point est une année; vers la gauche est de 100 ans; vers la droite est de 100 million ans; d'en derrière est de 10 billion ans. Tout le monde commence de ce point. Mais…C'est comme ça que nous avons connaison ou dit au revoir à qualle point?

The earth had already existed for 4,600,000,000 years, then love is like a flash. Boy's love is the purest. The two guys were looking up to the tertiary rainbow together. They longed for rebirth. To murder or suicide? To heaven or universe?

Par Elsa - Publié dans : Japon
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Lundi 23 avril 2007

Den Danske Filmskole

MCMLXXX

manus instrukition: Lars von Trier

foto: Tom Elling

klip: Tomas Gislason

lyd: Henrik Jorgensen

medv.: Yvette

Solbjorg Hojfeldt

Annclise Gabold

 

"Bon sang

Je ne peux pas partir

Allô?

J'ai encore mal aux yeux

Je dois rester

Tu as dormi?

Dormi?

Je ne peux plus sortir le jour

La pénombre a abîmé mes yeux

Tu es torp sensible pour vivre ainsi

Partir pour le sud

Moi qui ai peur des ombres

Tu as ton billet?

A quelle heure tu pars?

tôt

6h10

J'irai chercher ton oiseau demain, il est mort.

La nuit dernière

Je ne comprends pas

L'obscurité a un côté fou

Je ne supporte pas la lumière

6h10

Oui, du matin

Avant l'aube

Quelle heure est-il?

Trois heures

Si tard?

Dors une heure. Lève-toi et va à l'aéroport.

Tu pars à 6h10

Tu aimes l'avion. N'est-ce pas?

Je te ferai signe quand tu passeras par ici

il pleut enfin

ça rafraîchira l'atmosphère

il pleut aussi chez toi?

Non, ça doit venir du sud

La pluie arrivera bientôt en ville"

Par Elsa - Publié dans : France
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